Actifs nominaux et actifs réels : une différence fondamentale en investissement


Ne pas comprendre la différence entre actifs nominaux et actifs réels a pénalisé de nombreux épargnants au fil des générations, notamment lors des périodes de forte inflation.

Les actifs nominaux

Les actifs nominaux sont des actifs dont les flux financiers sont fixés en valeur monétaire courante, sans ajustement automatique à l’inflation.

C’est le cas par exemple des obligations : l’investisseur achète le droit de recevoir des intérêts (coupons), puis d’être remboursé du capital en monnaie courante à l’échéance.

Le problème apparaît lorsque l’inflation augmente fortement pendant la durée du placement.

Dans ce cas, l’investisseur peut être remboursé dans une monnaie ayant fortement perdu en pouvoir d’achat par rapport au moment où il a investi.

Par exemple, l’inflation en France avait atteint +18,8% en 1958 puis encore +13,6% en 1980.

Les principaux actifs nominaux sont notamment :

  • Les obligations à taux fixe
  • Les comptes d’épargne
  • Les dépôts bancaires
  • Les obligations d’État classiques

Ces placements peuvent donc faire courir un risque important aux épargnants en période d’inflation élevée.

Les actifs réels

À l’inverse, les actifs réels sont des actifs dont la valeur ou les revenus évoluent généralement avec l’inflation, protégeant au moins partiellement le pouvoir d’achat.

Leur valeur est liée à des biens réels ou à des prix réels, et leurs flux ne sont donc pas totalement figés en termes nominaux.

Par exemple :

  • Les actions sur longue période
  • L’immobilier
  • Certaines matières premières comme l’or ou le pétrole

Ces actifs réels ont tendance à voir leur prix intégrer progressivement l’inflation.

Dans une logique patrimoniale de long terme, construire une allocation robuste implique donc souvent de trouver un équilibre cohérent entre actifs nominaux et actifs réels afin de mieux résister aux différents scénarios économiques.